Diva Faune en concert gratuit

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Culture & loisirs

Rendez-vous à Malaunay dès 20h pour deux concerts gratuits exceptionnels : Diva Faune en tête d'affiche et Gaumar qui ouvrira la soirée. Un feu d'artifice viendra clôturer cette superbe fête !

"C’est l’histoire de deux artistes qui se rencontrent pour former une somme

musicale supérieure à l’addition de leurs talents conjugués. Quand

l’auteur/compositeur Yogan cherche un guitariste, il croise la route de Jérémy, qui a

multiplié les expériences en tous genres, du métal à la drum & bass. On est en

2011. Le groupe va mettre un moment à trouver sa bonne direction. « Au début, on

essayait de faire des beaux morceaux. Peu à peu, on a eu envie de faire danser le public plutôt que

de lui jouer de jolies chansons », se souvient Jérémy.

Mais avant de se forger un catalogue, il faut trouver un nom. Yogan et

Jérémy choisissent Diva Faune, évocation de la faune urbaine qui, bientôt, envahira

leurs concerts qu’ils imaginent épiques. Les compositions sont écrites en anglais, à

cause de leurs obsessions mélodiques et d’un univers de référence où l’on trouve

pêle-mêle Queen, David Bowie, Jeff Buckley et Blur.

La répartition des tâches est très ouverte chez Diva Faune. Yogan : « Je suis à

la guitare et au chant, Jérémy est aux pads, guitare, choeurs et claviers. On a un peu tout

déconstruit pour reconstruire ». Afin de peaufiner leur alchimie mutuelle, Yogan et

Jérémy passent du temps sur scène. L’occasion pour Diva Faune de remarquer que

leur public s’avère plus varié qu’ils ne l’avaient imaginé.

À force de concerts acclamés, de streams conséquents et de vidéos balancées

sur le net, Diva Faune attire l’attention d’un éditeur (Sony ATV), puis d’un label

(Play Two) et d’un tourneur (Allo Floride qui produit entre autres Fakear, Møme,

Feder, Flume, Gramatik, Madeon, Odesza, Ofenbach). Et c’est ainsi que le groupe

se connecte avec le new-yorkais Mark Plati. « Il était le bassiste et l’ingénieur du son d’une

partie des albums de David Bowie. C’est impressionnant » ajoute Yogan.

Mais les rencontres de Diva Faune ne s’arrêtent pas là. Ron Sexsmith, le folk

singer canadien, leur offre un texte, rare cadeau venant d’un musicien peu habitué à

écrire pour d’autres. Yogan : « C’était un honneur de bosser avec Ron. Il a été au service du

morceau. Il a écrit les paroles à partir d’une musique qui était déjà là, avec une mélodie de voix ».

Le titre cosigné par Sexsmith, “Shine On my Way”, est la première sortie officielle de

Diva Faune, une chanson où l’on retrouve la couleur particulière de ce groupe

surdoué, avec du ukulélé et du tambourin.

Après le succès de leur EP, Yogan et Jérémy s’attellent à l’enregistrement de

l’album, résumé de plusieurs mois de travail en studio et de concerts de plus en plus

sauvages. Ce sera “Dancing With Moonshine”, treize compositions à l’éclectisme

rafraichissant. Dès le premier morceau, l’irrésistible “The Walking Nation ”, on

comprend le bond de géant qu’a accompli le groupe en moins de deux ans. « On a

vu les salles se remplir, ça chante de plus en plus sur les refrains » raconte Jérémy. « On tenait

à faire un maximum de morceaux inédits et on s’est autorisé les ballades de cinq minutes comme

“Two Lepers On the Moon” et “After the Show” », complète Yogan. Diva Faune n’oublie

pas pour autant les formats classiques : “Shooting To the Stars”, le titre qui annonce

l’album, fonce comme un hors-bord dans les eaux de la pop la plus pure.

Jesse Harris, titulaire d’un Grammy Award en 2003 pour « Don’t Know

Why » de Norah Jones, collabore avec Diva Faune sur “Get Up”, une chanson au

refrain surpuissant qui explose comme un feu d’artifice.

Evident single, “In The Silver Rain“ offre un beat martial accompagné

d’harmonies vocales originales. Yogan : « On fait la musique qu’on aime, on se rend

compte qu’il y a beaucoup de good vibes mais comme ça exprime beaucoup le voyage, ça passe aussi

par des méandres plus sombres ». Le côté obscur de Diva Faune prend toute son

ampleur sur des titres darks comme le très introspectif “Breaking Down The 4th

Wall ”, “ After the Show”, dont les paroles ont été écrites par Julia Stone, s’impose

comme une ballade acoustique du genre à faire s’allumer les briquets (ou plutôt les

portables) lors des prochains concerts.

Avec ce premier album, Diva Faune pose sa griffe particulière. Celle d’un

groupe arrivé à maturité, qui refuse les clichés et trace un sillon à part dans le

monde formaté de la pop. Le son et la forme, le soleil et l’obscurité, le tout

accompagné de mélodies sur mesure."

Olivier Cachin