Réhabilitation de la piscine municipale

Action majeure et emblématique de notre programme " Territoire à énergie positive pour la croissance verte" (TEP-CV), la réhabilitation lourde de la piscine municipale prévoit la réhabilitation la plus exemplaire possible de la piscine municipale Tournesol (BBC rénovation 2009 à minima et niveau BEPOS recherché) avec l'objectif de réduire les besoins énergétiques (-40%) et l’empreinte carbone de cet équipement énergivore et couvrir au mieux 101 % des besoins énergétiques futurs par des ENR.

Aujourd'hui la piscine municipale accueille un millier d'enfants issus des établissements scolaires (collège, école élémentaires et maternelles, établissements médico-sociaux) de la commune et de communes alentours (Houppeville, Hénouville, Quincampoix) et comptabilise plus de 10 000 entrées par an (entrées libres et activités de loisirs aquatiques proposées par le service) sans compter les activités proposées par les associations et clubs fréquentant l'équipement (3 associations).

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Pour la restructuration de ce site, la commune envisage de diminuer les besoins en énergies et de couvrir au maximum ses besoins énergétiques par des énergies renouvelables. Ce type de piscine « tournesol » fut l'un des modèles qui participa au grand projet du Secrétariat d'État chargé de la Jeunesse, des Sports et des Loisirs dans les années 70, sous le titre « 1000 piscines ». Nombreuses sont donc les villes qui possèdent encore de tels bâtiments sur les 184 piscines construites sur la durée du programme, et pourraient bénéficier de la reproductibilité de cette démarche.

Cette restructuration représentera une nouvelle réalisation exemplaire qui viendra parfaire la rénovation de l'ensemble sportif de la ville après la réhabilitation du Gymnase Nicolas Batum et permettra d'améliorer le confort de ses usagers tout en limitant l'impact de ce bâtiment par essence énergivore qui représente plus du quart de la facture énergétique de la commune.

Celui-ci est en effet très mal isolé et fonctionne avec des installations techniques vétustes et non performantes.

Piscine Malaunay web

Les travaux de restructuration répondront aux exigences suivantes :

  • atteindre le niveau « BBC rénovation 2009 » selon l’arrêté du 29 septembre 2009 et selon la méthode de calcul réglementaire Th-CE-Ex. Une étude mettra en évidence le niveau de performance énergétique actuelle de la piscine et son niveau de performance projeté dans le cadre de la rénovation. Le D.P.E. réalisé en décembre 2014 indique une consommation de 1 263 kWhep/m²/an. Le label BBC rénovation 2009 demande une diminution de la consommation actuelle de 40% soit un objectif de consommation inférieure à 757.8 kWhep/m².an. La rénovation de l’enveloppe thermique du bâtiment ainsi que les systèmes techniques (chauffage, ventilation, électricité, traitement d’eau) permettra d’atteindre à minima cet objectif.
  • mettre en place un système de production solaire (thermique pour l’ECS et photovoltaïque pour l'électricité) sur le site du complexe sportif de la piscine.

Objectif de production d’énergie solaire pour le thermique : couverture à minima de 50% en se rapprochant du 100% des besoins ECS de la piscine.

Objectif de production d’énergie solaire photovoltaïque : couverture de 50% à minima des besoins électriques des zones administration, vestiaires et sanitaires en se rapprochant du 100%.

  • raccorder les installations thermiques de la piscine (chauffage, ventilation, ECS) sur le réseau de chaleur de la commune. Celui sera alimenté par une chaufferie centrale fonctionnant principalement à l’énergie biomasse (80%) dont la réalisation précèdera ce chantier.
  • prescrire des matériaux de construction et de décoration ayant les classes A+ ou A en termes de niveau d’émission en polluants volatils. La qualité de l’air intérieur sera analysée spécifiquement dans son ensemble et en amont du projet : émission de COV des matériaux et description des systèmes de ventilation, systèmes de double flux, gestion intégrée énergie/air/bruit,… et enfin les classes d’étiquettes intervenant dans le choix des matériaux de construction afin de limiter les émissions.
  • analyser les impacts environnementaux du projet (coût global, bilan GES, analyse du cycle de vie des matériaux utilisés, réalisation du chantier dans des conditions de faibles nuisances)
  • prescrire de matériaux biosourcés (estimation du volume selon la méthode de calcul définie dans l’annexe IV de l’arrêté du 19 décembre 2012).
  • remettre une estimation détaillée (lot par lot et poste de dépense par poste de dépense) du surcoût du projet de réhabilitation énergétique par rapport à une référence réglementaire de l’étude thermique.

Les entreprises qui réaliseront les travaux seront reconnues garant de l’environnement (RGE).